25 mai 2009
Nouvel espace (flambant neuf)
Comme promis, mon blog a changé d’adresse, mais pas de contenu. Avec beaucoup de tenacité, j’ai pu transférer tout le contenu ici. Bien sûr, j’ai perdu tous les commentaires d’avant. Mais comme je sais que vous viendrez de temps en temps visiter cet espace qui est aussi le vôtre, je souhaite que vous soyez nombreux à venir laisser vos commentaires.
Déjà, pour commencer, vous pouvez dire ce que vous pensez de cet ancien-nouveau blog en laissant vos commentaire.
Bienvenue à tous !!!
27 mai 2008
La sape, quand tu nous prends
La semaine dernière on nous annonçait le décès d’un musicien congolais considéré par certains comme une star (c’est leur droit). Je voudrais ici parler de la mort de Rapha Bounzéki alias Aphara, des suites d’une crise cardiaque à 47 ans. En réalité, ce sujet n’avait pas lieu d’être traité ici d’après ce que j’avais fait comme choix il y a quelques jours. Mon choix n’est nullement un mépris, ni un manque de respect pour certains, c’est juste que je n’avais pas beaucoup d’arguments pour justifier l’intérêt public que pouvait revêtir une telle information.
Or, d’après ce que j’ai vu sur TV Congo le 24 et 25 mai 2008, je ne peux m’empêcher de réagir.
J’ai vu une population à commencer par ses hommes politiques en passant par ceux qu’on nomme les sapeurs pour finir par les badauds récupérer un enterrement pour en faire un lieu d’étalage qui n’honore pas notre pays le Congo. J’avais honte de voir cette exhibition de la médiocrité en directe sur la chaîne de télévision nationale congolaise. J’ai vu et entendu des journalistes s’exprimer comme des propagandistes pour nous parler non pas de l’artiste (son parcours, son oeuvre, ce qui a fait son originalité…) qui nous a quitté, mais de ceux qui étaient là, ceux qui sont venus faire la publicité gratuite des grandes maisons de la mode installées en Europe. du journal du soir, à une heure de “grande audience”, on nous ait servi ce vomit rempli de médiocrité.
Voilà, le lieu où les congolais excellent, la mode, l’habillement, bref l’apparence. Ils ont crée ce qu’on appelle la SAPE (société des ambianceurs et des personnes élégantes), cette société aurait mis en place une science qu’on nommerait sapologie ou sapelogie selon les courants, dont Rapha était le porte-étendard au niveau des musiciens. Ce qui expliquerait donc que durant deux jours et au cours
Mais que pourrait-on reprocher à une classe politique qui n’a fait que répondre à la volonté d’une partie du peuple en offrant à leur idôle des obsèques (visiblement) digne de son nom ? Que pourrait-on reprocher à une élite politique qui a compris comment fonctionne son peuple ? Il suffit de lui donner un peu, de jouer son jeu pour que celui-ci oublie tous ses problèmes les plus cruciaux. D’aucun diront, il vaut mieux ça que des gens avec des armes pour faire la guerre. Certes. Mais que sont devenues ces grandes gueules qui criaient dès qu’elles avaient reçu la nouvelle de le mort de Rapha ? Il a suffit qu’on leur fasse croire qu’elles jouaient dans la même cours que les grands pour qu’elles se réduisent en ombres portant des vestes, cravates et souliers hors de prix, se pavanant dans les rues de Brazzaville et devant les caméras de TV Congo. Les mêmes, il suffira encore qu’on leur dise que nous luttons pour une même cause pour qu’ils reprennent armes et tenues militaires pour aller faire la guerre, contre qui ? On ne sait pas. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge avec un peuple qui tourne sa veste chaque fois que cela l’arrange.
Pauvre Rapha, tu as vu ce que sont véritablement tes admirateurs ? Repose en paix et croise les doigts, peut-être qu’un jour les fils et filles du Congo sauront où sont les solutions aux (vrais) problèmes qui sont les leurs aujourd’hui.
5 mai 2008
Des africains “fous” de Dieu
Dimanche est un jour où j’ai parfois la joie de passer du temps avec des amis et connaissances. Hier j’ai rencontré des connaissances et pendant qu’on discutait, une personne est arrivée et comme elle connaissait tout le monde, sauf moi, elle m’a demandé sans tourner autour du pot si j’étais chrétienne. Je lui ai dit oui. C’était l’erreur à ne pas commettre. Puisque j’ai du coup subi une demi-heure de propagande évangélique alors que j’étais là pour discuter de tout et de rien, mais surtout pas de Dieu.
Par respect pour les autres qui étaient habitués à ce genre de discussion, je n’ai pas eu le courage de risposter. Je n’ai eu que ma conscience pour me demander chaque deux minutes pourquoi je subissais cette agression sans dire que je n’étais pas intéressée ? Mais figurez-vous, plus jamais je ne me laisserai faire prochainement (rires). Comme j’ai un blog, je me suis dit j’irai m’y défouler, à défaut d’aller voir un psy pour une thérapie contre toute agression.
Je vous raconte tout ceci parce que, depuis un moment, la question des églises dites de “réveil” me hante. Plus, les choses deviennent claires dans ma tête, plus je vois les miens vivre une vraie fascination pour toutes les églises qui pullulent. Sans vouloir juger qui que ce soit, ni tomber dans l’intolérance, je suis juste intriguée de voir cet engouement pour ces groupes religieux (plus ou moins grands).
Ce qui m’intrigue le plus c’est le fait que ces églises promettent monts et merveilles (guérison, prospérité matérielle, travail, partenaire, stabilité du couple) bref un bonheur jamais connu avant la rencontre de la nouvelle communauté. Elles attirent l’attention pour que les gens soient lucides sur l’avenir du monde qui va être catastrophique pour les non-croyants. Cependant, je n’avais jamais vu les peuples africains se porter aussi mal au temps où il n’ y avait pas autant d’églises que de maison dans les rues des capitales africaines.
Mais pourquoi alors que chaque jour on nous dit (sur les TV, radio évangéliques, dans les rues) que Dieu va tout changer et que les gens s’y mettent pour s’inscrire dans les listes de deux, trois, quatre églises pour multiplier leurs chances, la réalité ne nous renvoie que désolation au visage ? Ne serait-il pas temps qu’on fasse comme ceux qui nous ont apporté cette chrétienté ? (Juste pour voir le résultat) Depuis qu’ils ont beaucoup d’argent, mangent à leur faim, voyagent, se divertissent, travaillent comme des malades, ils n’ont plus de temps à consacrer aux danses et chants dans les églises, devenues désertes, sinon fréquentées par les personnes âgées, pour les baptêmes et les enterrements.
Mais pourquoi l’adage qui dit que tout excès nuit ne serait faux que dans le cas de la spiritualité ?
22 avril 2008
Instrumentaliser l’image du pauvre

Cela fait quelque temps (depuis que j’ai commencé à être un peu plus attentive aux images affichées dans les médias) que j’ai remarqué que les images (et donc certainement les personnes) n’ont pas la même valeur. Regardez les infos à la télé, lisez un journal, faites bien attention si vous ne l’avez pas encore remarqué, lorsqu’il s’agit des “pays pauvres”, vous tomberez plus facilement sur des images de cadavres recouverts de mouches, de morts appétissants pour les chiens. Quand ce sont des presques vivants, on vous montrera des enfants malnutrits, aux yeux hagards ou encore des personnes témoignant dans des sujets sensibles, à visages découverts. Pour se défendre, on vous dira que c’est la seule manière de faire pour attirer l’attention sur les problèmes des gens dans ces parties du monde.
Mais pourquoi, les codes, les droits ne peuvent pas simplement être les mêmes partout dans le monde ? Pourquoi on n’a jamais vu les cadavres déchiquetés après les attentats du 11 septembre ? Mais pourquoi lorsqu’on demande un témoignage à une personne dans un “pays nanti”, on lui dit ses droits et il peut choisir entre laisser voir son visage ou l’anonimat ?
Vous allez bientôt me dire, ah voilà encore une qui commence à pleurnicher sur le sort des pauvres dans le monde. C’est toujours ainsi avec ces gens. Voilà encore une africaine sectaire qui ne veut pas accepter de voir le monde évoluer et qui reste accrochée à des débats d’arrière garde. Ok, j’assume. Mais je ne pouvais pas laisser passer cette occasion pour exprimer mon mécontentement à ce frère africain qui s’est permis de faire comme tout le monde.
En fait, hier j’ai reçu un message, ce genre de message qu’on envoie à plusieurs dizaines de contacts et c’est parfois l’occasion de tomber sur l’adresse d’une personne qui ne voulait pas qu’on la déniche, bref. Donc j’ai reçu par ce biais un message comme quoi, un malheureux polygame africain vient de se faire mutiler par sa cinquième femme quelque part en RDC. Pour l’empêcher de prendre une sixième femme (et tout bêtement de continuer à mener une vie normale avec lui) cette dame a coupé le pénis de son mari. C’est un fait divers vous allez me dire et qu’est-ce que cela vient faire ici dans une affaire d’image du pauvre dans les médias ?
J’arrive ! En fait, pour faire passer l’info, notre contact s’est permis de joindre des images d’une violence insoutenable. Je vous assure, j’ai été choquée d’ouvrir mon message et de tomber sur ces photos d’une agressivité indescriptible. Alors, avec mon tempérament de cochon, je lui envoyé un message pour lui dire mon opposition à voir les pauvres eux mêmes commencer à instrumentaliser les leurs de cette manière. Je ne pourrais même pas vous mettre ces images ici, je respecte la douleur de ce monsieur et de sa famille. C’est vraiment affreux !!! Mais où sont donc passées les qualités de pudeur et de retenue qui caractérisaient les africains ?
2 avril 2008
Informer, communiquer

De nos jours, nous vivons dans un monde en quête de communication. Tout le monde veut qu’on communique et si on est une personne qui n’aime pas se livrer ça agace. Plus encore, tout le monde court derrière l’information en quête de la meilleure radio, émission télé, presse. Derrière tout cela se cachent des personnes qui travaillent comme dans une usine ; elles travaillent à la chaîne, quoi. Oui, j’exagère, mais c’est un peu comme ça, car si une ou deux manquent à moins de les remplacer très vite, le produit final risque d’être compromis. Il faudra par la suite communiquer avec les auditeurs, les téléspactateurs ou les lecteurs pour s’excuser et expliquer pourquoi on n’a pas eu droit à son émission, son journal.
Ces personnes qui sont derrières on les appelle des journalistes, des communicateurs, parfois. Elles sont soit adulées soit détestées selon les affinités ou pas. Ils font un métier très exigeant, les journalistes le savent tous. Mais chacun le pratique selon ce qu’il veut mettre en avant et de cette attitude dépend la qualité de son travail. Il faut le dire aussi, c’est un métier qui demande qu’on soit toujours éveillé, car il est très facile de déraper. Trop de pouvoir entre les mains, le pouvoir d’informer, le quatrième pouvoir, bien sûr, mais celui-ci peut se transformer en pouvoir personnel mis en avant.
Bref, le journalisme est un beau métier, il met en avant le droit de savoir ce qui est vrai. Il pousse dehors pour aller chercher ce qui n’est pas évident à savoir. Il met en contact avec des personnes d’horizons divers. Il motive celui qui le pratique convenablement. Mais c’est un métier très ingrat dont le produit est éphémère, il ne faut pas se leurrer. Malgré tout, j’aime ce métier.